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par Marie-Christine Pénin

Le 25 janvier 2026

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INDY Vincent d’ (1851 – 2 décembre 1931)
Cimetière du Montparnasse, 13e division (Paris)

MUSIQUE

Compositeur français

A écouter : Symphonie "cévenole" - Op. 25 (1886) - Aldo Ciccolini piano - S. Baudo 1975

Né dans une famille aristocratique française d’origine ardéchoise, très attachée aux traditions catholiques et militaires, il reçut ses premières leçons de piano très jeune avant d’étudier l’harmonie.
À la suite de la guerre franco-prussienne de 1870-1871, où il servit brièvement, il renonça à des études de droit pour se consacrer pleinement à la musique.
Sa rencontre avec César Franck , à qui il voua toute sa vie un véritable culte, fut déterminante : devenu son élève son élève au Conservatoire de Paris, il y fut profondément influencé par l’approche contrapuntique et structurelle de Franck, ainsi que par la musique allemande, notamment celle de Wagner.

Travaillant sur de nombreux genres : symphonies, musique de chambre, œuvres chorales, musique vocale, opéras et pièces orchestrales, parmi ses œuvres les plus célèbres, on notera :
-Symphonie sur un chant montagnard français ou Symphonie cévenole (1886) : inspirée de mélodies populaires françaises, cette symphonie-poème explore les paysages, les couleurs et l’âme des hautes terres françaises à partir d’un thème populaire montagnard.
-Istar (1896), variations symphoniques.
-Opéras comme Fervaal (1895) et Le Chant de la cloche (1883).
Son catalogue compte plus de 100 œuvres couvrant piano, orchestre, chœur et musique de chambre et entre 1890 et 1920 il était considéré comme l'un des compositeurs les plus importants de l'école française.

Mais s’il joua un rôle central dans la vie musicale française, c'est toutefois par son enseignement qu'il eut une importance exceptionnelle sur les musiciens du début du 20e siècle.
Avec les bouleversements de la Révolution française, les chapitres ecclésiastiques et donc de très nombreuses maîtrises d'enfants avaient été supprimés. Or, à peu de chose près, ces maîtrises, avec quelques académies de musique présentes dans quelques villes d’importance, étaient les seuls conservatoires existants. Après d'autres depuis le début du 19e siècle, d'Indy voulut à son tour s'inscrire dans le lent et difficile mouvement de relèvement de la musique d'église : l'argent manquait souvent et l'art de la polyphonie avait été perdu.
En 1894, avec Charles Bordes (1863-1909), Alexandre Guilmant (1837-1911) et Louis Lazare Perruchot (1852-1930), il cofonda la Schola Cantorum de Paris, une école destinée à une formation complète du musicien (théorie, histoire, chant grégorien), en opposition aux méthodes jugées trop spécialisées du Conservatoire. De nos jours l’école est installée dans l'ancien couvent des Bénédictins anglais. Là, il y diffusa ses idées pédagogiques et musicales, encourageant l’étude de la musique ancienne (chant grégorien, Renaissance) et formant toute une génération de compositeurs parmi lesquels Albert Roussel (1869-1937), Déodat de Sévérac (1872-1921), Paul Dukas (1865-1935) et Darius Milhaud. Cet enseignement chrétien, c'est celui qu'Indy a pratiqué et fait pratiquer toute sa vie

Quand Vincent d’Indy mourut, il laissait une empreinte durable notamment dans la pédagogie musicale française et par l’influence qu’il eut sur plusieurs compositeurs du 20ᵉ siècle.
Après ses obsèques en l’église parisienne Saint-François-Xavier en présence d’une affluence considérable, il fut inhumé dans le caveau familial au cimetière du Montparnasse où pas moins de huit discours furent prononcés.

  • Sépulture de Vincent d’Indy au cimetière du Montparnasse © MCP
  • Sépulture de Vincent d’Indy au cimetière du Montparnasse © MCP

Source "obsèques" :

-Journal Le Figaro du 6 décembre 1931

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